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avec la dermatite atopique

Mon bien-être

Dermatite atopique : comment protéger sa peau dans son environnement quotidien ?

La dermatite atopique peut être exacerbée par l’exposition à différentes substances, organismes et matières, qui constituent autant de facteurs irritants. Il est donc préférable de limiter autant que possible d’être à leur contact, notamment chez soi.

Avec la dermatite atopique, la peau est plus sensible et plus facilement irritée. La sécheresse cutanée favorise de plus la survenue de microfissurations qui exacerbe l’inflammation. Il est donc important non seulement de bien prendre soin de sa peau (toilette soigneuse, hydratation régulière), mais aussi d’éviter, autant qu’il est possible, de l’exposer à tous les agents extérieurs qui peuvent l’irriter et favoriser l’apparition de lésions.

Les produits chimiques

De nombreux composés chimiques sont irritants pour la peau. Ces derniers sont parfois difficiles à éviter, comme la pollution atmosphérique liée à la circulation automobile. Par exemple, les particules issues du diesel peuvent favoriser les démangeaisons et le grattage, entraînant une aggravation de la maladie. Mais il est difficile de s’en prémunir, notamment lorsque l’on vit dans une grande agglomération. Cependant, beaucoup des produits chimiques à éviter se trouvent dans les lieux d’habitation. C’est le cas notamment de ce que l’on appelle les composés organiques volatils ou COV. Ces substances chimiques se volatilisent à température ambiante. Elles sont très répandues dans les maisons et les appartements, en particulier le formaldéhyde. On les trouve en effet dans les matériaux de construction, de décoration, d’isolation, les peintures, les diluants, les colles et les vernis. Les COV sont également présents dans bon nombre de produits d’entretien tels que les agents de nettoyage, les désodorisants, les détachants, les insecticides et les détartrants.

Que faut-il faire ? Si vous faites des travaux, choisissez de préférence des peintures à faible teneur en COV, privilégiez les bois naturels plutôt que les agglomérés, et n’utilisez pas en intérieur de produits prévus pour l’extérieur. Au quotidien, aérez et ventilez régulièrement les pièces de votre habitation, au moins 20 minutes par jour, si cela vous est possible le matin et le soir. Pour le ménage et l’entretien, optez plutôt pour des produits naturels (un chiffon humide est tout à fait adapté pour dépoussiérer les meubles par exemple) et évitez les aérosols.

Les cosmétiques

Certains produits cosmétiques contiennent des composés chimiques irritants, en particulier les laques et les déodorants.

Que faut-il faire ? Choisissez plutôt un déodorant à bille ou naturel (la pierre d’alun par exemple).

Les acariens

Dans les lieux d’habitation, sont présents de nombreux êtres microscopiques, dont les acariens. Ces êtres vivants sont susceptibles d’aggraver les altérations de la barrière cutanée et donc les symptômes de la maladie. Les acariens apprécient particulièrement les environnements chauds (20 - 25° C) et humides. Ils se nourrissent des débris de peaux humaines et de moisissures. On les trouve notamment dans les matelas et les sommiers, les textiles et la poussière. Certaines études ont montré que les mesures de nettoyage visant à limiter la présence d’acariens sont associées à une amélioration de la dermatite atopique. Mais cela n’a pas été confirmé par d’autres travaux de recherche.

Que faut-il faire ? Il est impossible de se débarrasser totalement des acariens dans une maison ou un appartement. Toutefois, moins il y a de poussière, moins ils sont nombreux. Il convient donc de privilégier les lieux de rangement fermés (un placard plutôt que des étagères). Vous devez aussi éviter les tapis et les moquettes, au profit de sols lisses et lavables facilement. Utilisez de préférence l’aspirateur, avec un filtre à haute performance HEPA, plutôt que le balai. Concernant la literie, les sommiers à latte sont recommandés, tandis que les oreillers et les couettes en plumes sont déconseillés. Vous pouvez protéger votre matelas avec une housse anti-acariens. Enfin, la ventilation très régulière de votre lieu de vie est indispensable et évitez de surchauffer les pièces.

Le pollen

Il a été montré que le pollen peut provoquer des poussées de dermatite atopique.

Que faut-il faire ? Pas grand-chose, car il est difficile d’éviter le pollen. Sauf à déménager en haute montagne où il y a moins de pollen. Mais ce n’est évidemment pas la plus simple des solutions…

Les animaux domestiques

Dans le passé, il était très souvent conseillé aux personnes atteintes de dermatite atopique d’éviter tout contact avec les animaux domestiques. Ces derniers sont en effet porteurs d’allergènes que l’on retrouve dans la fourrure, la salive, l’urine et les excréments. Aujourd’hui, le discours est plus nuancé, du moins en ce qui concerne les chiens. Les études réalisées ces dernières années n’ont pas permis de montrer que la présence d’un chien dans une habitation augmente le risque de survenue de la dermatite atopique. Cependant, en cas de lésions actives, il est préférable d’éviter les contacts étroits avec un chien. En revanche, pour ce qui concerne les chats, ils sont toujours considérés comme présentant un risque.

Les vêtements

Les vêtements en contact direct avec la peau doivent être de préférence en coton, en lin ou en soie. Choisissez plutôt des vêtements amples et confortables, afin de limiter les frottements sur la peau. Sachez qu’il existe aujourd’hui des textiles antimicrobiens, des chaussettes et des sous-vêtements notamment. Il n’a pas été démontré qu’ils apportent un bénéfice sur la dermatite atopique, mais il semble logique d’en utiliser pour limiter l’inflammation cutanée.

Bibliographie :

  • 1 - Wollenberg A, Barbarot S, Bieber T et al. Consensus-based European guidelines for treatment of atopic eczema (atopic dermatitis) in adults and children: part I. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2018 May;32(5):657-682. doi: 10.1111/jdv.14891.
  • 2 - Wollenberg A, Barbarot S, Bieber T et al. Consensus-based European guidelines for treatment of atopic eczema (atopic dermatitis) in adults and children: part II. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2018 Jun;32(6):850-878. doi: 10.1111/jdv.14888.

Publié le 13/02/2019

Dernière mise à jour le 13/02/2019

Référence ZINC 700023572-02/2019

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