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Dermatite Atopique : Pourquoi il est important de bien suivre son traitement ?

Un traitement bien suivi dans la durée favorise son efficacité dans la dermatite atopique. Mais ce n’est pas forcément facile. Le point sur cette question importante avec le Dr Justine Daguzé, dermatologue (CHU de Nantes, école de l’atopie).

La capacité à suivre son traitement tel qu’il a été prescrit par son dermatologue est ce que l’on appelle l’observance ou l’adhérence thérapeutique. « Avoir une bonne observance est essentiel, explique le Dr Justine Daguzé. En effet, c’est la condition nécessaire pour obtenir une rémission de la maladie et préserver sa qualité de vie. » (1,2) Cependant, en pratique, les difficultés sont multiples (2).

La dermatite atopique est la maladie inflammatoire la plus fréquemment rencontrée en dermatologie. Il s’agit d’une maladie chronique. Cela signifie qu’il est nécessaire de suivre un traitement régulièrement. La plupart du temps, lorsque la maladie se présente sous une forme légère, le traitement consiste, en période de poussées, à appliquer un traitement local anti-inflammatoire (dermocorticoïdes ou tacrolimus topique) sur les lésions d’eczéma jusqu’à leur disparition complète. À cela s’ajoute l’application quotidienne d’un émollient afin de maintenir une bonne hydratation de la peau. « Une des difficultés que rencontrent les patients, indique le Dr Justine Daguzé, est que ce traitement local doit être répété quotidiennement et appliqué selon les bonnes modalités (en 4 étapes). Il peut parfois être difficile à mettre en œuvre correctement, avec un risque alors d’échec du traitement et de découragement pour les patients. » Trouver suffisamment de temps pour réaliser correctement son traitement quand on a des journées bien remplies n’est en effet pas forcément évident (1).

De plus, la répétition jour après jour, année après année, du traitement peut entraîner une lassitude, voire un ras-le-bol des patients. Il est compréhensible au bout d’un certain temps de moins supporter une contrainte quotidienne et d’avoir envie de penser à autre chose qu’à son traitement (2).

Enfin, il existe une réticence vis-à-vis de certains traitements, notamment des dermocorticoïdes et de leurs effets indésirables. Cette « corticophobie » conduit certains malades à ne pas suivre leur traitement correctement, même si c’est au détriment de son efficacité. « La corticophobie est injustifiée, explique le Dr Justine Daguzé. Les corticoïdes sont le traitement de référence dans l’eczéma. » (1,2)

En pratique

Ces difficultés et craintes expliquent que bon nombre de personnes atteintes de dermatite atopique ne suivent pas aussi bien qu’il le faudrait leur traitement. L’adhésion thérapeutique en dermatologie varie entre 30 et 60% selon certaines études et elle serait meilleure pour les traitements oraux que pour les traitements topiques (1).

La question est de savoir ce que vous pouvez faire si vous rencontrez des difficultés à suivre votre traitement. L’important, face à cette situation, c’est tout d’abord de réfléchir à la manière d’intégrer le plus possible le traitement dans vos habitudes de vie quotidienne. Considérez les obstacles que vous rencontrez avec votre traitement et demandez-vous à quel moment de la journée il vous serait le plus facile d’y penser et de l’appliquer. « L’idéal est que le traitement devienne une habitude, comme le brossage des dents », précise le Dr Justine Daguzé (2).

Une seconde démarche très importante est de parler de vos difficultés d’observance à votre dermatologue. Ce dernier est là pour vous soigner et vous aider, pas pour vous réprimander. En lui faisant part de vos soucis à suivre correctement votre traitement, il peut chercher avec vous des solutions susceptibles de vous aider (1).

Enfin, il a été montré que le fait de consulter régulièrement son dermatologue favorise l’observance. « À chaque consultation, nous faisons le point sur la prise en charge de la maladie avec les patients, explique le Dr Justine Daguzé. Cela permet de repérer les erreurs des patients qui parfois conduisent à l’échec du traitement, de refixer des objectifs communs, de redonner des informations aux malades et de les remotiver. On constate souvent ensuite une meilleure adhérence au traitement de leur part. »

Bibliographie :

  • (1) Aubert H, Barbarot S. Non-adhésion et corticothérapie. Ann Dermatol Venereol. 2012 Jan;139 Suppl 1:S7-12.
  • (2) Patel N, Feldman SR. Adherence in Atopic Dermatitis. Adv Exp Med Biol. 2017;1027:139-159.

Publié le 20/03/2019

Dernière mise à jour le 20/03/2019

Référence ZINC 7000024248-02/2019

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