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avec la dermatite atopique

Mon travail

Faut-il parler de sa maladie au travail ?

Parce que ses signes peuvent être visibles, la dermatite atopique est susceptible d’être une source de gêne, de stress et d’inconfort dans son environnement professionnel. En parler et expliquer sa situation peut contribuer à lever des tensions et des incompréhensions. Mais il ne faut pas le faire n’importe comment.

Au travail aussi, la dermatite atopique peut être à l’origine de difficultés. Si vous exercez un métier au contact du public ou de clients, que vous êtes par exemple vendeur, commercial ou que vous travaillez à un guichet d’accueil, il n’est pas forcément simple d’assumer des lésions visibles en période de poussées. De même, les démangeaisons et la fatigue sont susceptibles d’altérer votre capacité d’attention et de concentration, conduisant au risque d’être moins performant. Enfin, votre employeur ou supérieur hiérarchique, ainsi que vos collègues de travail peuvent se poser des questions, avoir des attitudes désagréables, voire exprimer des formes de rejet. Il est dès lors normal de s’interroger sur la bonne attitude à avoir. Cela dépend bien entendu de sa personnalité, du poste que l’on occupe, de l’ambiance de travail. Mais au-delà de chaque situation individuelle, il importe aussi de connaître ses droits en lien avec la législation du travail.

Avec l’employeur et le médecin du travail

Quelles que soient la sévérité et l’ancienneté de votre dermatite atopique, vous n’êtes en aucun cas obligé d’en parler à votre employeur ou votre responsable hiérarchique. Ce dernier n’a aucunement le droit d’exiger que vous lui révéliez la nature de votre maladie, ni de réclamer des certificats médicaux. Il ne lui est pas non plus possible de vous licencier en raison de votre état de santé, sauf dans des circonstances très précises (par exemple si vous vous absentez de façon répétée, que cela perturbe le fonctionnement de l’entreprise et que votre employeur doit vous remplacer définitivement à votre poste).

L’idéal est d’avoir des relations de confiance avec son employeur ou son supérieur. Dans ce cas, il peut être utile de lui expliquer votre problème de santé, ne serait-ce que pour lever toute ambiguïté sur l’origine de vos lésions et/ou de votre fatigue. Cela peut permettre d’éviter des incompréhensions et d’éventuelles observations ou remarques inappropriées. Un tel dialogue est par ailleurs susceptible de vous permettre, si vous pensez l’un et l’autre que c’est nécessaire, de discuter de possibles aménagements de vos conditions de travail. Attention toutefois à ne pas en dire trop non plus afin d’éviter que votre franchise ne se retourne contre vous. En cas de relation indifférente ou délétère, et si votre dermatite atopique vous pose réellement des problèmes, le mieux est alors de s’adresser au médecin du travail.

Ce dernier est en effet un interlocuteur à privilégier. C’est un professionnel de santé et il est soumis au secret professionnel ; en aucune manière, il ne peut révéler la nature de votre maladie à votre employeur. Vous pouvez donc lui parler en toute confiance. Son rôle est de vous accompagner et de faire en sorte que vous soyez en mesure de conserver et d’exercer votre emploi dans les meilleures conditions possible. Si nécessaire, il peut préconiser des aménagements de vos modalités de travail. Votre employeur sera dans l’obligation de s’y conformer.

Avec vos collègues

Concernant vos collègues de travail, le fait de leur parler ou pas de votre maladie est avant tout un choix personnel. Certains le font spontanément, d’autres préfèrent rester muets sur la question. La décision vous appartient et est dans tous les cas légitime. Tout dépend aussi de la qualité de vos relations avec vos collègues. Si vous avez un rapport de confiance, voire amical, avec un ou plusieurs d’entre eux, rien ne vous empêche de leur parler de votre situation et des difficultés que vous rencontrez. Cela permet généralement d’éviter ou de lever des malentendus et des tensions inutiles. Le fait de se gratter très régulièrement, parce que vos démangeaisons sont vraiment importantes, peut être par exemple une source d’agacement ou d’exaspération de la part des personnes avec lesquelles vous partagez un espace commun. Si celles-ci en comprennent l’origine, elles feront certainement preuve de davantage de compréhension. C’est la même chose si vous avez des lésions visibles. En expliquer la raison, indiquer qu’il s’agit d’une vraie maladie et que vous n’en êtes d’aucune manière responsable constitue généralement un bon moyen d’obtenir indulgence, tolérance et bienveillance de la part de vos collègues.

En définitive, parler et communiquer sur vos difficultés liées à la maladie est souvent une bonne chose et peut vous aider. Mais il faut le faire en tout état de cause avec discernement.

Publié le 08/03/2018

Dernière mise à jour le 08/03/2018

Référence ZINC 7000019509-01/2018

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