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Vivre

avec la dermatite atopique

Ma vie sociale

Pourquoi est-ce important d'avoir une vie sociale ?

Les conséquences, visibles ou non, de la dermatite atopique peuvent retentir fortement sur tous les aspects de la vie et conduire à la tentation de l’isolement. Pourtant, continuer d’avoir une vie sociale est essentiel, pour son équilibre et son bien-être, mais aussi pour mieux vivre avec la maladie. Il est donc important de la préserver.

La dermatite atopique retentit sur toutes les sphères de la vie : dans son intimité, avec ses proches, ses amis, au travail, dans les lieux publics, etc. C’est en fait, toute la vie sociale qui est bouleversée, certains diront même entravée, par la maladie. Lorsque les lésions sont visibles, sur le visage ou les mains notamment, il peut être difficile de supporter le regard, voire le jugement, des autres. Les démangeaisons, qui sont parfois si tenaces qu’il est quasi impossible de ne pas se gratter, sont compliquées à gérer quand on est en présence d’autres personnes. Si en plus, le fait de se gratter conduit à ce que les lésions suintent, le regard des autres n’en devient que plus lourd. Quand il ne s’agit pas de remarques désobligeantes sur son supposé manque d’hygiène ! Et puis, il y a aussi son propre regard sur soi. Avec des lésions qui grattent et tirent en permanence, difficile d’oublier la maladie, d’oublier que l’on a de « vilaines » lésions sur le visage ou le cou que tout le monde peut voir, d’oublier que ce que l’on présente de soi n’est pas du tout ce que l’on voudrait être et alors que l’on n’en est absolument pas responsable… C’est toute l’estime de soi qui en ressort amoindrie. Avec en plus les nuits perturbées et la fatigue qui en découle, le moral n’est pas toujours au beau fixe.

Casser le cercle vicieux

Vivre avec la dermatite atopique n’est donc pas simple, notamment lors des poussées. La tentation est grande de penser qu’il est préférable de s’isoler. Au défaut d’échapper à ses symptômes, au moins ainsi, on a plus à subir ce regard des autres qui est par moments si pénible et pesant. Beaucoup de personnes préfèrent dès lors décliner des invitations, ne plus aller au restaurant avec des amis, ne plus sortir parfois même dans la rue si elles n’y sont pas obligées, sans parler de se montrer en maillot de bain à la plage ou à la piscine. Sur le moment, on peut penser que c’est mieux ainsi. En fait, c’est un véritable cercle vicieux. Plus on s’isole, plus on déprime, moins on supporte sa vie, moins on se supporte même, donc on s’isole encore plus, et ainsi de suite. Il est primordial de casser ce cercle vicieux et de ne pas céder à la tentation de l’isolement. Car, avoir une vie sociale est tout simplement indispensable !

En effet, c’est en partie au travers du regard des autres que nous construisons notre estime de soi. L’idée que nous avons de nous-même, ce que nous considérons être nos qualités et nos défauts, la valeur que nous nous attribuons est orientée par ce que nous renvoie les autres, que ce soit nos proches, nos amis, nos collègues de travail ou les personnes rencontrées incidemment. Notre estime de soi se nourrit de nos relations sociales. Or, l’estime de soi conditionne la façon dont tout un chacun vit avec la maladie. Plus nous possédons une bonne estime de soi, plus nous sommes armés pour affronter les épreuves et les difficultés imposées par la pathologie.

Un travail sur soi

Pour lutter contre la tentation de l’isolement, il faut travailler sur soi. C’est un travail qui peut être long et compliqué par moments, fait de hauts et de bas, mais qui à terme est souvent payant. Il suppose de réfléchir à ce que l’on est, son « moi » véritable, et de se définir des objectifs adaptés. Vous aimez faire du sport en salle ? Votre but sera de parvenir à vous habiller comme vous en avez envie, sans vous couvrir des pieds à la tête et sans croire que tout le monde vous regarde. Vous adorez aller au cinéma avec des amis ? Votre projet sera de proposer une séance avec celui ou celle qui vous est le plus proche. Il ne s’agit pas de se fixer des objectifs trop ambitieux, mais plutôt des choses a priori simples, qui vous correspondent réellement et qui vous font plaisir.

Pour cela, des séances avec un psychologue, pas forcément nombreuses, peuvent être très utiles. Ce dernier est en effet en mesure de vous aider à travailler sur le regard des autres, à lever des blocages qui vous paraissent insurmontables et à retrouver confiance en vous.

Il est bon également de parler ouvertement avec des personnes envers lesquelles vous avez confiance des difficultés que vous rencontrez. Le fait de verbaliser celles-ci permet d’en évacuer le poids. Percevoir de la compréhension auprès d’autres contribue également à soulager l’anxiété que l’on peut ressentir.

Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi chercher à rencontrer d’autres personnes atteintes de dermatite atopique, que ce soit par le biais d’une association (par exemple l’Association Française de l’Eczéma) ou d’un médecin. Discuter avec des gens qui ont la même maladie que vous mais qui peuvent avoir un vécu différent, qui peuvent avoir réussi à surmonter les difficultés que vous éprouvez, qui peuvent vous donner des conseils et vous accompagner dans votre cheminement est susceptible de grandement vous aider.

La relaxation, en choisissant la méthode qui vous convient le mieux, est enfin une bonne façon d’évacuer le stress et de gagner en sérénité. De simples exercices de respiration ou de visualisation par exemple ne nécessitent pas beaucoup de temps, mais sont souvent efficaces pour passer outre un regard négatif d’autrui ou pour dépasser un blocage.

Publié le 08/03/2018

Dernière mise à jour le 08/03/2018

Référence ZINC 7000019509-01/2018

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