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Stress et dermatite atopique : un cercle vicieux ?

La dermatite atopique ou eczéma atopique est une maladie inflammatoire de la peau dont l’origine est multifactorielle : facteurs immunologiques, génétiques et environnementaux. Il s’agit d’une maladie chronique qui évolue par poussées qui peuvent être favorisées par des produits irritants, les tissus rêches, certains aliments, un air trop sec, la chaleur, la sueur 1… Le stress est reconnu comme un des facteurs de risque intervenant dans le déclenchement des poussées2.

La dermatite atopique peut engendrer du stress

La dermatite atopique (DA) peut être invalidante physiquement et psychiquement. Les signes physiques de la maladie entraînent souvent une gêne importante et parfois des réactions de la part de l’entourage. De plus les démangeaisons peuvent être douloureuses 3. Les personnes atteintes de DA font souvent état d'une relation étroite entre la détresse émotionnelle, et le grattage, et 81 % des patients déclarent que le stress psychologique aggrave la démangeaison et leur besoin de grattage (appelé prurit après démangeaison) 2. De plus, les patients atopiques sont plus sensibles au stress pour des raisons génétiques3.

Quel est l’impact du stress sur la peau ?

Le système biologique de réponse au stress, l’axe appelé HHS (pour axe hypothalamo-hypophysosurrénalien), permet de relier le système nerveux central au système endocrinien. Dans une situation de stress, physique ou psychologique, le corps va alors produire des hormones comme le cortisol qui est la principale hormone du stress. Elle est libérée pendant plusieurs heures et va permettre au corps de réagir à un événement stressant. Dans la peau il existe un système similaire qui permet à la peau de se défendre en cas d’agression de l’environnement 4.

Lorsque le stress devient chronique, le pic de cortisol matinal diminue et la concentration basale augmente. Dans la dermatite atopique, il en résulte une modification de la barrière cutanée, et de la réponse immunitaire de la peau. Des études ont également montré que, chez des patients atteint de dermatite atopique, cet axe HHS était déréglé 4. Les cellules de la peau vont alors libérer des molécules de l’inflammation en grande quantité qui vont déclencher le prurit 2. Les patients rapportent non seulement que le stress peut déclencher des poussées mais également que l’intensité des démangeaisons est corrélée à l’intensité du stress 5.

Comment gérer son stress et les démangeaisons ?

Il existe donc un double lien entre la dermatite atopique et le stress psychologique. D'une part les patients atteints de DA sont sujets à plus de stress, et d’autre part la maladie peut également être exacerbée par le stress 4,5. Il s’agit donc d’un cercle vicieux ou la maladie génère du stress qui augmentera à son tour la maladie 4.

Tout d’abord des traitements médicamenteux adaptés permettent de limiter les signes visibles de la maladie, les démangeaisons et in fine le retentissement psychologique de la DA 1. Mais il est également essentiel d’agir sur la gestion du stress afin de limiter l’aggravation des poussées 4,5. Pour cela des interventions de thérapie cognitive peuvent aider à gérer les émotions, mais également à moins ressentir le besoin de démangeaison. Des techniques de relaxation permettent de sortir du cycle infernal démangeaison/ grattage 5. À noter que la pratique de la pleine conscience a été étudiée dans les maladies inflammatoires pour réduire le stress associé. Le MBSR (Meditation-Based Stress Reduction), est un programme de 8 semaines utilisé dans le traitement du stress et des pathologies associées 6. De plus, en complément des traitements médicamenteux, les psychothérapies peuvent aider les patients dans leur quotidien, notamment en diminuant le retentissement de la maladie, mais aussi les démangeaisons 3. Mais bien entendu, le meilleur moyen de rompre tous ces cercles vicieux est de proposer un traitement très efficace et très bien toléré de la dermatite atopique 3.

Références

1 Inserm. Dermatite atopique (eczema atopique). Mis à jour le 01.03.2016.
Consulté le 3.05.2021 sur : https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/dermatite-atopique-eczema-atopique
2 Suárez AL, et al. Psychoneuroimmunology of psychological stress and atopic dermatitis: pathophysiologic and therapeutic updates. Acta Derm Venereol. 2012;92(1):7-15.
3 Misery L. Retentissement de la dermatite atopique chez l’adulte. Ann Dermatol Venereol. 2017;144 Suppl 5:VS23-VS28.
4 Lin TK, Zhong L, et Santiago JL. Association between Stress and the HPA Axis in the Atopic Dermatitis. Int J Mol Sci. 2017;18(10):2131.
5 Sanders KM et Akiyama T. The vicious cycle of itch and anxiety. Neurosci Biobehav Rev. 2018;87:17-26.
6 Shenefelt PD. Mindfulness-Based Cognitive Hypnotherapy and Skin Disorders. American Journal of Clinical Hypnosis. 2018;61:34-44.

Publié le 17/03/2021

Dernière mise à jour le 17/03/2021

7000032636-04/2021

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